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MOUDERY: Les travaux du bassin de OUNOUNBABA lancés

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Ounounbaba, une localité située dans la commune de Moudéry, (département de Bakel),  a été choisie pour abriter le bassin de rétention devant servir d’abreuvoir pour le bétail transfrontalier. Les travaux ont démarré ce dimanche. Le Maire et les autorités administratives qui seront à Bondji et Ounounbaba ce lundi à l’occasion de la lever des couleurs, visiteront le chantier.

Le bassin de rétention de Ounounbaba entre dans le cadre du Programme de Construction de la Résilience  et l’Adaptation aux Extrêmes climatiques  et aux Catastrophes (BRASED) qui  concerne 5 pays de l’Afrique de l’Ouest notamment, le Sénégal, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso. L’ouvrage qui sera construit sur une surface de 50 m / 30 m va coûter 12 millions de F Cfa.

Les projets BRACED lancés par le gouvernement britannique, couvrent un grand nombre de problématiques  dont la  sécurisation et la  promotion de la transhumance au delà des frontières des troupeaux.

Face à des ressources dispersées, imprévisibles et marquées des déséquilibres saisonniers et interannuels, la mobilité du bétail constitue une stratégie de base. De ce fait, la capacité d’accéder à des couloirs de passage permettant de circuler avec les troupeaux et de traverser des frontières, permet aux pasteurs et aux agropasteurs du Sahel de gérer les variabilités climatiques, de trouver des zones de repli en cas de sécheresse aigüe et d’avoir accès aux marchés. Toutefois, l’utilisation des pistes à bétail est de plus en plus handicapée par les défrichements agricoles, l’implication encore limitée des collectivités décentralisées, l’insuffisance des services de base et la fragilité des cadres institutionnels.

Le projet renforcera ainsi la résilience des pasteurs et agropasteurs (905,000 femmes, hommes, enfants) en sécurisant 1,700 km de pistes transfrontalières stratégiques, en fournissant des services de base (aliment bétail, santé animale), et en aidant les communautés et les parties prenantes à mener à l’aide d’outils adaptés du plaidoyer pour la mobilité transfrontalière du bétail à l’échelle locale, nationale et de Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

 

Le projet repose sur  trois résultats à atteindre pendant la mise en œuvre de 36 mois :

  • Des pistes pour la transhumance et la commercialisation du bétail sont cartographiées, sécurisées, aménagées (points d’eaux, aires de repos et de pâtures) et gérées de façon conjointe, inclusive et équitable entre les usagers et les acteurs institutionnels concernés (collectivités décentralisées, services de l’État). Pour ce résultat, l’accent sera mis sur les tronçons critiques identifiés le long des couloirs stratégiques permettant les mouvements transfrontaliers du bétail, particulièrement importants en période de crise.
  • Des services sont proposés aux éleveurs tels que l’approvisionnement en intrants pour le bétail (aliment bétail et santé animale de proximité incluant les infrastructures qui leur sont liées), et des recherches-actions sur de nouveaux services bien adaptés aux éleveurs mobiles (appui au déstockage stratégique en période de crise, système d’information aux transhumants et faisabilité de l’assurance-bétail contre les risques, dans le contexte sahélien),
  • Des outils de plaidoyer démontrant les apports économiques, sociaux et environnementaux de la mobilité du bétail en Afrique de l’Ouest sont élaborés, diffusés et traduits en itinéraires de plaidoyer au niveau local, national et sous-régional (CEDEAO).

Soninke.tv

 

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