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La décision rendue en appel contre Habré clôt un chapitre sombre pour les victimes

Former Chadian dictator Hissene Habre is escorted by military officers  after being heard by judge on July 2, 2013 in Dakar. Senegalese authorities charged Hissene Habre with genocide and crimes against humanity and remanded him in custody on Tuesday in a prosecution seen by many as a milestone for African justice. The 70-year-old was also charged with war crimes and torture during his eight years in power in Chad, where rights groups say 40,000 people were killed under his rule, a court source and his lawyers told AFP.   AFP PHOTO / STRINGER        (Photo credit should read STRINGER/AFP/Getty Images)

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À la suite de la décision rendue en appel au Sénégal le 27 avril par les Chambres africaines extraordinaires, qui confirme la condamnation de l’ex-chef de l’État tchadien Hissène Habré à la réclusion à perpétuité pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et actes de torture, mais qui abandonne le motif de viol, Erica Bussey, d’Amnesty International, a déclaré :

« La décision rendue aujourd’hui représente une nouvelle étape cruciale dans la longue quête de justice menée avec persévérance par les victimes de l’ancien chef de l’État Hissène Habré.

« Ce jugement va encourager les victimes de violations graves des droits humains commises dans d’autres pays à surmonter les nombreux obstacles qu’ils rencontrent sur le chemin de la justice. Nous espérons qu’il va aussi amener d’autres pays africains à utiliser le principe de compétence universelle pour poursuivre en justice les auteurs de crimes de droit international ou à créer des tribunaux hybrides de ce type, comme en République centrafricaine et au Soudan du Sud.

« L’Union africaine doit veiller à ce que le fonds d’indemnisation applique les décisions de justice de façon efficace et équitable, et à ce qu’il collabore avec les donateurs internationaux et le gouvernement tchadien afin qu’il dispose des ressources nécessaires. Les mesures nécessaires doivent aussi être prises pour trouver, geler et saisir les avoirs d’Hissène Habré à des fins de réparations.

« La condamnation d’Hissène Habré ne met pas un terme à la quête de justice au Tchad. La victoire remportée aujourd’hui doit servir à rappeler au gouvernement tchadien que les victimes d’autres violations graves des droits humains, notamment d’homicides et de violences sexuelles commis massivement entre 1982 et 1990, continuent de demander justice et le respect de l’obligation de rendre des comptes. »

 

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