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NIGERIA: 82 lycéennes de Chibok libérées par les jihadistes de Boko Haram

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Plus de 80 lycéennes de Chibok ont été libérées samedi 6 mai des mains de Boko Haram, après plus de trois ans de captivité aux mains du groupe jihadiste nigérian, a confirmé la présidence nigériane. Les filles sont arrivées à Abuja et doivent être reçues par le président Mouhamad Buhari.

« Aujourd’hui, 82 nouvelles filles de Chibok ont été libérées (…), en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités », a précisé la présidence nigériane sur Twitter, confirmant une information d’abord donnée par un ministre, des sources de sécurité et le père de deux filles.

Une source militaire avait d’abord affirmé qu' »au moins 80 jeunes filles de Chibok » avaient été amenées à Banki, à la frontière avec le Cameroun, dans le nord-est du Nigeria.

« Des véhicules sont allés les chercher dans une forêt sans escorte militaire, et les ont ramenées à Banki à 17h30. Elles sont logées dans les baraquements militaires et partiront par avion vers Maiduguri (capitale de l’État du Borno) demain », avait ajouté cette source. (…).

 21 jeunes filles libérées en octobre 2016

Les lycéennes de Chibok sont devenues le symbole des dizaines de milliers de personnes encore détenues par Boko Haram, qui utilise le kidnapping de masse comme moyen de recrutement. (…).

a chibokMi-avril, le Nigeria avait fêté avec tristesse le troisième anniversaire de l’enlèvement de plus de 200 jeunes filles par le groupe jihadiste en 2014. Relayé par les médias du monde entier, le kidnapping de masse de 276 adolescentes -dont 57 avaient réussi à s’échapper juste après le rapt- avait provoqué une vague d’indignation à laquelle de nombreuses célébrités mondiales avaient participé à coups de hashtags #bringbackourgirls (Ramenez-nous nos filles).

Trois d’entre elles avaient ensuite été retrouvées près de la forêt de Sambisa, l’une d’elle accompagnée de son mari, que l’armée a tout de suite soupçonné d’être un combattant de Boko Haram.

One of the 21 Chibok school girls released by Boko Haram carries her baby during their visit to meet President Muhammadu Buhari In Abuja, Nigeria October 19, 2016. REUTERS/Afolabi Sotunde     TPX IMAGES OF THE DAY

 octobre 2016, 21 autres jeunes filles avaient été libérées, pour certaines avec des enfants nés en captivité, après des négociations entre Boko Haram et le gouvernement, avec l’aide du Comité International de la Croix-Rouge et de la Suisse.

Le porte-parole de la présidence Garba Shehu avait alors affirmé que la libération de 83 autres jeunes filles étaient en négociations, mais qu’elles étaient détenues par d’autres factions du groupe. Il avait ajouté que « des pays étrangers » et le CICR poursuivaient leur aide dans les pourparlers. Le CICR n’a pas souhaité commenter cette annonce de libérations.

Des attaques et des enlèvements quotidiens

À la veille de Noël, le président Buhari avait annoncé triomphalement « l’écrasement final des terroristes de Boko Haram dans leur dernière enclave » de Sambisa, une forêt de quelque 1300 km2. La libération des lycéennes était l’une de ses promesses de campagne lors de son élection en 2015.

Mais l’accès au nord-est du pays, immense territoire aux confins du Tchad, du Cameroun et du Niger, reste extrêmement difficile: même si Boko Haram ne contrôle plus de vastes territoires, les attaques et les enlèvements sont quotidiens.

« Boko Haram continue à enlever des femmes, des filles, mais aussi des jeunes garçons pour leur faire subir les pires des supplices: ils sont violés, frappés et forcés à commettre des attentats-suicides », a dénoncé Makmid Kamara, représentant d’Amnesty International pour le Nigeria, lors du troisième anniversaire de leur enlèvement.

« Malheureusement, (…) la plupart de ses enlèvements ne sont pas rapportés dans la presse. De nombreux parents, de nombreuses familles ont abandonné tout espoir de retrouver ceux qu’ils aiment », écrivait Makmid Kamara en avril.

« La libération de près de 80 jeunes filles de leur captivité auprès de Boko Haram est un grand soulagement »

Ce conflit particulièrement sanglant dans la zone du Lac Tchad a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009.

source: huffingtonpost.fr

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