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L’ »écologisation », un rempart contre la dégradation des villes (Banque mondiale)

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La conversion des villes africaines à l’écologie est un moyen de protéger l’Afrique de l’urbanisation rapide et d’accroitre sa résilience face aux impacts des « phénomènes météorologiques extrêmes », soutient un rapport publié jeudi à Dar Es Salam (Tanzanie) par la Banque mondiale.

Selon ce document, une urbanisation croissante de l’Afrique dégrade rapidement les « atouts environnementaux » de ses villes.

Les programmes écologiques peuvent « accroître la productivité et l’habitabilité » des villes africaines et « améliorer [leurs] opportunités touristiques », selon le rapport lancé à l’occasion d’un symposium des villes d’Afrique sur « l’écologisation ».

Ces programmes sont d’autant plus importants que  »l’urbanisation de l’Afrique exerce une pression sur l’environnement naturel des villes africaines », avertissent les auteurs du rapport.

Ils soutiennent que cette pression peut entraîner des « revenus par habitant nettement inférieurs », une  »forte dépendance à l’égard des combustibles de la biomasse » et une  »exposition des villes aux catastrophes environnementales ».

« Il existe un risque important pour les villes africaines de se retrouver prisonnières dans un engrenage pollueur dont la prise en charge pourrait être irréversible, coûteuse, inefficace », a averti, lors du symposium organisé à Dar es Salaam, le responsable de la gestion de la ville, de la gouvernance et du financement à la Banque mondiale, Roland White.

  1. White, le principal auteur du rapport intitulé « L’écologisation des villes d’Afrique », signale que, malgré les importants risques de l’urbanisation en Afrique, « il est possible d’améliorer de manière significative la qualité d’un système urbain détérioré ou de l’atmosphère de la ville dans un délai raisonnable, avec une politique appropriée et des ressources suffisantes ».

Le document précise aussi qu’il existe des occasions importantes de changer la trajectoire des villes africaines pour s’assurer que les domaines qui seront éventuellement couverts par l’environnement bâti sont développés « avec une stratégie globale de développement urbain vert ».

Cette stratégie doit, selon ses auteurs, prendre en compte « les problèmes fondamentaux de la pollution ».

Bella Bird, la directrice de la Banque mondiale pour la Tanzanie, le Malawi, le Burundi et la Somalie, estime pour sa part que « les approches écologiques de développement urbain ont un aspect gagnant-gagnant, aussi bien pour l’environnement que pour les citadins ».

« A l’aide de cette approche, les villes africaines peuvent être plus rentables, tout en conservant leur capital naturel », a-t-elle assuré lors du symposium.

APS

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