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Accusé d’abus sexuels, l’islamologue Tariq Ramadan porte plainte pour « diffamation »

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L’islamologue et théologien suisse controversé Tariq Ramadan, visé par deux plaintes pour viol en France, a démenti lundi 6 novembre des accusations d’abus sexuels sur des mineures, publiées par « La Tribune de Genève », un journal suisse. Il a également annoncé qu’il allait porter plainte pour diffamation.

Sur Twitter, il écrit (en anglais) :

« Des allégations anonymes ont été portées à Genève m’accusant d’avoir abusé de mineures il y a près de 25 ans. Je démens catégoriquement ces allégations et dépose aujourd’hui une plainte contre X pour diffamation. »

Les autorités judiciaires du canton de Genève, contactées par l’AFP, n’ont pas fait de commentaire, ni sur les accusations portées contre ce professeur d’Etudes islamiques contemporaines à Oxford (Grande-Bretagne), ni sur le dépôt d’une plainte.

« Emprise psychologique »

« La Tribune de Genève » a publié samedi un long article consacré à quatre anciennes élèves de Tariq Ramadan lorsqu’il enseignait le français et la philosophie à Genève entre 1984 et 2004.

Parmi ces 4 femmes, aujourd’hui mariées et mères de famille, trois ont avoué avoir cédé à « l’emprise psychologique » de leur professeur et avoir eu des relations sexuelles avec lui, l’une à 15 ans et les deux autres à 18 ans. La quatrième, qui avait 14 ans à l’époque, évoque le harcèlement auquel elle a dû faire face.

La majorité sexuelle est de 16 ans en Suisse. Les faits, s’ils sont avérés, sont de toute façon prescrits.

Le quotidien suisse a interrogé les responsables du Département de l’instruction publique des années 80 et 90, mais aucun ne se souvient de rumeur ou de dénonciation concernant ce professeur.

L’Obs

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