Matam marche pour dénoncer le manque de considération de l’Etat

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Soninke.tv – Après les tirs groupés de l’opposition et des syndicats, c’est au tour des populations de s’entrer dans la danse pour dénoncer le manque de considération à leur égard. Le nord du pays n’est pas en reste. Les Matamois, regroupés autour du Mouvement « Goomu Yaakaar Maatam »  ont manifesté leur mécontentement dans les rues de Matam, les 11 et 12 mars 2018. 

« Nous populations de Matam, sans exception, résidentes comme celle de la diaspora, regroupées autour de ce Mouvement (« Goomu Yaakaar Maatam » ) avons constaté le non respect des engagements de l’Etat vis-à-vis de notre localité depuis belle lurette« , ont dénoncé les manifestants, non sans lister les promesses non tenues de l’Etat. Parmi elles, la construction de l’Isep dont le début des travaux était prévu en 2017 et les cours en octobre 2018.

pour les  autres revendications de « Goomu Yaakaar Maatam », Saïdou Abdoul Ba, coordonnateur du Mouvement, de rappeler: « le bitumage des artères de la ville, accompagné d’un assainissement qui devrait commencer au mois de janvier 2018 est jusque-là en veilleuse; le système d’évacuation des eaux usées et la construction de la digue de protection contre les crues du fleuve restent sans suite »

L’hôpital régional de Matam qui a ouvert ses portes depuis 2014, une infrastructure de dernière génération qui, malgré tout, a l’un des plateaux techniques les plus faibles du Sénégal du fait de l’absence des services de spécialités. A cet effet, note M. Bâ, « les malades sont obligés de faire des centaines de kilomètres pour se faire prendre en charge par d’autres structures, en dehors de la région de Matam… »

Et c’est fort de ce constat, et après s’en être ouvert au représentant de l’Etat, aux autorités administratives et services concernés, que les Matamois ont décidé de se regrouper autour de ce Mouvement pour exiger la « restauration » de leurs droits « ruinés » pour « réhabiliter » leur « dignité bafouée ».

Ils refusent que Matam soit considérée comme une localité « entièrement à part » et veulent être considérés comme une ville « à part entière ». Ainsi, ils demandent à ce que leurs revendications soient exécutées dans les plus brefs délais. « Goomu Yaakaar Maatam » rappelle que Matam est une ville comme toutes les autres du Sénégal, qui mérite respect et considération.

Source: Senego

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