Botswana: le président Ian Khama quitte volontairement le pouvoir

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Le président du Botswana, Seretse Ian Khama, doit officiellement rendre les clés du pays ce samedi 31 mars. Il quitte le pouvoir 18 mois avant la fin de son mandat et les élections générales. Et ce afin de respecter la Constitution qui limite à 10 ans le règne d’un chef d’Etat dans le pays. Son vice-président Mokgweetsi Masisi doit lui succéder. Il devrait prêter serment dimanche. Une transition saluée comme quasi exemplaire en Afrique.

« J’étais un soldat, je n’avais aucun intérêt à entrer en politique » a lancé le président Ian Khama cette semaine lors de sa tournée d’adieu. Ajoutant : « J’ai plein de projets pour l’avenir .»

Après deux mandats, le président Khama se retire, laissant derrière lui l’image d’un dirigeant vertueux, rigoureux et franc.

Il est un des rares leaders du continent à avoir ouvertement dénoncé le régime de l’ex-président Zimbabwéen Robert Mugabe. Un des rares aussi à reconnaître la Cour pénale internationale et à s’opposer au président soudanais Omar el-Béchir. Et l’un des rares à défier la colère de Pékin en invitant le leader spirituel tibétain le Dalaï-Lama.

Sous sa direction, le Botswana a connu une période de forte croissance économique, dopée par ses exportations de diamants et de viande bovine. Même si ses adversaires déplorent la dépendance de l’économie au cours des matières premières.

Le dirigeant du Botswana n’est toutefois pas exempt de reproches. Les critiques pointent du doigt les méthodes autoritaires de cet ancien militaire. Ian Khama laisse toutefois un pays classé parmi les premiers de l’indice de bonne gouvernance en Afrique par la fondation Mo Ibrahim.


« Un homme de discipline »

Selon Maundeni Zibani, analyste politique, le président Khama laisse un bilan positif : « C’était un homme de discipline. Un homme qui a tenté de mettre un peu d’ordre dans les syndicats, dans les organisations représentant les jeunes. Il a certainement introduit une certaine discipline dans le monde du travail et parmi la jeunesse. Il a également tenté de raviver la culture du pays, c’est un homme passionné par la culture. Il s’est concentré sur la réduction de la pauvreté et l’amélioration du quotidien de la population, notamment en construisant des logements pour les plus pauvres. Il laisse une économie stable – bien qu’elle soit en effet très dépendante des cours du diamant. Il a un peu de corruption ici et là,  mais globalement les finances publiques sont stables. »

Rfi

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