Manque d’infrastructures à Bakel : les ressortissants du département à Dakar élèvent la voix!

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Soninke.tv – Le manque d’infrastructures dans le département de Bakel est une grande préoccupation pour les populations. Après la « grande marche citoyenne » organisée à Bakel pour dénoncer cette situation, des dizaines de ressortissants du département se sont donné rendez-vous ce dimanche au foyer de Kounghany à Dakar pour mettre les mêmes difficultés sur la table. Plusieurs chefs coutumiers, des dignitaires religieux, des cadres et des représentants des associations de jeunes ont pris part à la rencontre convoquée par l’Association des ressortissants de Kounghany (ARK).

a bak presidiLe président de l’ARK, Ibrahima Maya Tandjigora a, dans son propos d’ouverture, évoqué pour le déplorer l’état lamentable et d’abandon dans lequel le département de Bakel se trouve et l’urgence de mettre en place un cadre pouvant prendre en charge ces questions. Il a également félicité le mouvement « La Grande marche citoyenne » pour sa mobilisation réussie dans les rues de Bakel le 27 août dernier pour dénoncer le manque d’infrastructures.

La vingtaine de personnes qui ont pris la parole ont fait un diagnostic sans complaisance de la situation : déficit en enseignants dans les établissements scolaires, les structures sanitaires construites et équipées par les populations elles-mêmes à des dizaines de millions de f Cfa manquent souvent de personnel soignant qualifié. Le département ne compte aucune route praticable. Le transport des personnes et des biens est un véritable calvaire surtout en période hivernale. De nombreux malades perdent la vie au court de leur évacuation à Tamba ou Ourossogui, le centre de santé de Bakel ne disposant pas d’un plateau technique digne de ce nom pour prendre en charge les urgences.

a bak salLes causes de cette situation durement vécue par les populations sont, selon plusieurs intervenants, d’ordre sociopolitique. Les responsabilités sont partagées entre l’Etat et les populations du département elles-mêmes. « Depuis Senghor, aucun régime n’a jamais inscrit Bakel dans ses priorités, estime Ibrahima Maya Tandjigora. Quant aux populations poursuit-il « ils ont toujours considéré qu’avec l’apport des émigrés elles sont condamnées à tout faire elles-mêmes sans recourir aux pouvoirs publics. La solution, résume le président de l’ARK, passe par une prise de conscience par les populations des obligations régaliennes qui s’imposent à l’Etat et l’unité de tous les fils et filles du département autour des objectifs de désenclavement et de développement. « Chacun est libre de militer dans un parti politique de son choix mais le département de Bakel doit être pour chacun de nous l’unique priorité, l’unique formation politique qui coiffe toutes les autres. Tout le monde doit s’engager avec détermination pour sortir ce département du gouffre », martèle-t-il.

a bak nianghanéCertains, notamment la majorité des jeunes qui ont pris la parole, dénoncent le manque d’engagement des politiciens du département pour défendre la cause des populations et estiment que seules les manifestations répétées de rue, le non paiement des impôts et le boycott systématique  des élections peuvent changer la donne. D’autres pensent qu’il faudrait privilégier une démarche administrative vis-à-vis des structures comme le PUDC ou le PUMA, et le président de la république qui, lors d’une audience, avait promis, d’apporter des solutions à certaines préoccupations. Mais cet engagement présidentiel n’a jamais connu un suivi de la part de ceux qui ont participé à la rencontre, dénoncent certains.

a bak souaibEn écoutant les différents intervenants, tout semble être une urgence dans le département de Bakel. Mais, pour des raisons stratégiques et par soucis d’efficacité  il a été retenu de classer à la tête des priorités la réalisation des infrastructures routières dans le département. « C’est une urgence qui ne peut plus attendre vu le coût économique et le nombre de malades qui perdent la vie lors de leur évacuation à cause du mauvais état des routes, estime le secrétaire de séance, Mamadou Samba Sakiné d’Aroundou, par ailleurs coordonnateur du groupe  Du tu Fedde. C’est pourquoi, dit-il, ce que nous attendons de l’Etat, c’est le bitumage rapide de l’axe Ndjimbé – Bakel en passant par Ballou, Aroundou, Yaféra, Golmy et Kounghany et la route qui va de Bakel à Gandé. Pour mener le combat, il a annoncé la mise en place prochaine d’un comité de pilotage au sein duquel tous les villages et communes seront représentés et d’un comité technique  pour élaborer une feuille de route et coordonner les actions. La presse sera également davantage impliquée pour une large médiatisation des activités.

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