Absence d’infrastructures à Bakel, les ressortissants du département crient leur ras-le-bol devant la presse

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Soninke.tv – Bakel est dans l’oubli total. C’est le spectacle désolant décrit par les ressortissants de ce département de la région de Tambacounda lors de leur face à face avec la presse ce mercredi 19 décembre à Dakar. Ils ont interpellé l’Etat pour une prise en charge effective de leurs préoccupations qui tournent autour du manque d’infrastructures routières, sociales, économiques.

Dans le département de Bakel, les réalisations des pouvoirs publics se comptent  du  bout des doigts. Les postes de santé, les établissements scolaires, les brigades de gendarmerie, les bureaux de poste, et la liste est loin d’être exhaustive, sont construits par les populations. Bacary Diakité, président de la Convention des Cadres du Département de Bakel, de marteler qu’il est inimaginable qu’un département comme Bakel puisse manquer de tout. « Tout ce qui a été fait dans notre localité a été fait par les fils du territoire, ce qui n’est plus acceptable pour nous », laisse-t-il entendre, avant d’affirmer « ce qui nous préoccupe aujourd’hui, ce sont les routes intramuros du département. On a attendu trop longtemps. On a négocié, on a été diplomate ».

Pour le représentant du collectif des chefs de village, Samba Diallo, «face à une insuffisance d’infrastructures, de centres de formation et d’opportunités de travail, les jeunes, pour s’en sortir choisissent l’émigration. Et aujourd’hui, c’est eux qui investissent dans le département. Malheureusement, malgré tous leurs efforts, il n’y a pas de répondant. «(Or,) quand quelqu’un vous aide sur ce que vous devez faire et que vous ne faites pas, vous devez faire des efforts pour ce qu’il vous demande », se désole-t-il.

Aujourd’hui, face au silence des autorités étatiques, (après des marches, des mémorandums, entre autres), les ressortissants de Bakel comptent passer à la vitesse supérieure pour se faire entendre.

« Nous ne souhaitons pas en arriver à des extrémités, aux menaces. Mais, ce qui est regrettable, c’est que malgré toute la diplomatie, toute la courtoisie, il n’y a pas de répondant. (Cela ne peut plus continuer), laisse entendre Monsieur Diallo ».

Soninke.tv avec le quotidien Les Echos

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