Exclusif – Entretien avec Amina Badiane, Directrice du Comité national Miss Sénégal

Commentaires Avis et communiqués

  • L’invité grand format de Soninke.tv s’appelle Amina Badiane, la patronne du Comité national Miss Sénégal. Férue de mode, elle y a consacré toute sa carrière qui a commencé par le mannequinat avant qu’elle ne se lance dans  l’élection de Miss Sénégal, en 2016. La native de Thiès qui a longtemps vécu en Italie a été élue plusieurs fois Miss dans différents concours dans ce pays où elle a véritablement fait ses débuts. Amina, animatrice d’émissions à la télévision en Italie, a fréquenté de hauts lieux d’expression de la mode en Europe et aux Etats Unis. Elle a habillé beaucoup de personnalités dont des stars de la NBA comme Gorgui Sy Dieng ou Dikembe Mutombo. Très présente au Sénégal depuis quelques temps, elle dirige, depuis deux ans, le prestigieux concours national Miss Sénégal dont la finale de l’édition 2019 aura lieu le samedi 26 janvier 2019 au Grand Théâtre national.

Amina Badiane vous êtes l’organisatrice du concours Miss Sénégal. Vous intervenez également dans d’autres domaines, même si vous restez discrète de par vos sorties médiatiques. Qui est Amina Badiane pour ceux qui ne vous connaissent pas?

Je remercie tout d’abord Soninké tv pour cette interview qui me donne l’opportunité de m’adresser  au public d’ici, de la diaspora et aux partenaires. Je suis née à Thiès, une belle ville sénégalaise, où j’ai grandi. Je me suis lancée très jeune dans le secteur de l’industrie de la mode et du luxe. J’ai eu l’opportunité de voyager partout en Europe particulièrement en Italie où je suis restée longtemps. Aujourd’hui, je dirige le Comité National Miss Sénégal, après avoir racheté le  label en 2016. C’est ici l’occasion de rendre hommage à Monsieur Ambroise Gomis qui en était le détenteur. Je suis également Présidente-directrice générale de SECOBA Holding et Directrice d’Africa Industrie Magazine, une publication  que j’ai lancée il ya trois ans avec comme objectif d’amener les opérateurs économiques et industriels à investir pour le développement économique et l’émergence du Sénégal et donner, en même temps, aux Sénégalais l’opportunité de mettre en valeur, sur le marché international, leur savoir-faire et la beauté sénégalaise qui est un des atouts et le charme de notre pays.

 

 Le concours Miss Sénégal porte aujourd’hui votre signature. Parlez- nous de cet événement ?

L’amour que j’ai pour la mode, l’esthétique et la culture m’a poussé à racheter les droits de Miss Sénégal et à réorganiser cet événement. D’abord, dans le but de vendre la destination Sénégal mon pays et d’aider les jeunes filles voulant évoluer dans ce secteur. Ensuite, relancer Miss Sénégal pour lui donner une image plus reluisante. Enfin, permettre à la beauté sénégalaise, en particulier, et africaine en général d’éclore et d’atteindre le sommet. J’ai voulu aussi relever le défi de l’organisation en respectant nos croyances, us et coutumes. Tout se fait dans la décence en conformité avec notre culture dans le respect strict des normes de la société sénégalaise. Mon but ce n’était pas d’en faire une propriété personnelle. Mais, c’était de faire de Miss Sénégal un model économique comme Endemol, comme Amaury sport qui gère le Tour de France. Grâce à la qualité et l’engagement de l’équipe qui m’entoure, cette activité est devenue un événement phare au Sénégal et un porte drapeau de notre pays sur l’international.

 

Avec Miss Sénégal « J’ai voulu relever le défi de l’organisation, en respectant nos croyances, us et coutumes. Tout se fait dans la décence en conformité avec notre culture dans le respect strict des normes de la société sénégalaise »

 

La grande finale de Miss Sénégal 2019, aura lieu le Samedi 26 janvier 2019. Toutes les régions sont représentées. Comment s’est faite la sélection ?

La grande finale nationale est prévue pour le 26 janvier au Grand Théâtre national de Dakar. Les quatorze régions du Sénégal seront représentées, chacune avec sa Miss. Un jury international est chargé de faire la sélection pour désigner la lauréate. Les phases préliminaires ont été faites dans chaque région avec un comité d’organisation qui fait la sélection après des castings de présélection, en respectant les critères de base. En effet, la candidate doit être âgée de 18 ans au moins et 25ans au plus, avoir le niveau Bac, être de nationalité sénégalaise, de taille 1,72 minimum et 36/38, avoir un teint naturel, sans dépigmentation, et ne pas avoir de tatouage ni de piercing. Nous avons un règlement intérieur et une charte que chaque participante doit signer.

Le concours Miss Sénégal est très suivi et attire beaucoup de jeunes filles. Qu’est-ce que cet événement apporte aux candidates ?

Cet événement à fort râlant culturel, touristique et économique est d’abord un moment de rencontres, d’échanges et de découverte pour ces jeunes. C’est aussi une excellente occasion d’expression de leurs qualités intellectuelles et de leur talent. Nous offrons aussi des bourses d’études aux lauréates pour une durée de cinq ans. C’est le lieu de remercier chaleureusement la Directrice de l’Iseg, Mme Diop qui a rendu cela possible. Des voyages sont aussi organisés. Miss Sénégal 2018 a séjourné en France et en Grande Bretagne où elle a rencontré des partenaires et des investisseurs. La première dauphine était elle aussi à Marrakech au Maroc où elle a été reçue à l’hôtel Riad ka.

Revenons à vous Amina. Vous avez été élue plusieurs fois Miss dans différents concours en Europe. Parlez-nous de cette expérience.

Ma carrière a débuté par le mannequinat qui m’a poussé vers l’élection de Miss car les deux vont de paire et relèvent de l’esthétique et de la mode. J’ai été élue plusieurs fois Miss dans différents concours en Italie là où j’ai véritablement fait mes débuts. J’ai eu à travailler avec le groupe Valentino Fashion pendant six ans en Italie et à animer des émissions de télévision sur la politique, le football et des talkshow. J’ai eu la chance aussi de créer mon propre label aux USA à Dallas en habillant les joueurs de la NBA comme Gorgui Sy Dieng, Dikembe Mutombo, Dirk Snowizki, etc. Il faut donc reconnaître que le fondement de cette aventure repose sur la passion et l’amour que j’ai pour le beau et la culture en général et plus particulièrement la mode, le mannequinat et les salons d’exposition. Je suis un pur produit de ce secteur. Je suis donc en terrain connu. Ce capital d’expériences m’a vraiment motivé et me donne tous les jours le courage de persévérer.

 

De par votre parcours, vous êtes aujourd’hui un modèle, une ambassadrice  pour le Sénégal et la jeune génération qui est très attirée par la mode. Quel conseil donneriez-vous  à ces jeunes filles qui voudraient suivre vos pas ?

Le mannequinat qui est lié à l’industrie du luxe et de la mode, est un métier comme tous les autres. Il faut beaucoup travailler. A travers mon expérience, en intervenant sur les plateaux télés dans le sport et la politique, je me suis rendu compte que y a des domaines sur lesquels on se rejoint. Le point commun entre la politique,  le sport et la mode, c’est la compétition. Pour être un bon homme politique il faut avoir la culture de la compétition, pour être un bon sportif il faut avoir la culture de la compétition, pour être un bon mannequin il faut avoir une culture de la compétition. Tous ces aspects de la compétition ont un dénominateur commun : le travail bien fait. Il faut avoir une culture de l’excellence. Ce sont ces valeurs que je voudrais poser dans ma conduite. Il faut partout cultiver l’excellence et toujours garder espoir. Car, chaque Sénégalais où qu’il puisse être, s’il travaille bien et vise l’excellence, un moment ou un autre il sera repéré par un professionnel et aura sa chance.

 

« Le point commun entre la politique,  le sport et la mode, c’est la compétition. Pour être un bon mannequin il faut avoir une culture de la compétition »

 

Le concours Miss Sénégal exige beaucoup de moyens. En dehors des voyages à l’étranger que vous offrez aux lauréates, il y’a aussi les charges liées à l’organisation des phases finales dans les 14 régions et la finale qui rassemble des invités provenant de plusieurs pays. Comment faites-vous pour réussir le pari de l’organisation?

Miss Sénégal est un évènement qui exige beaucoup de moyens avec un budget très lourd. L’évènement a pris une dimension exceptionnelle avec la participation de beaucoup d’ambassadeurs, de créateurs artistiques et d’opérateurs culturels de tous horizons. Une image de notoriété est hautement diffusée à l’international véhiculant un excellent message de la diversité de nos arts et traditions. Je profite de cette interview pour remercier tous nos partenaires institutionnels et techniques: notamment  le ministère du  Tourisme (Aspt et la Sapco), le ministère de la Culture et le ministère de la Femme, pour leurs contributions. C’est l’occasion de saluer la vision et les réalisations du Président de la République, Macky Sall, à travers le Plan Sénégal émergent (PSE) qui ouvre la voie à une transformation qualitative de notre pays. Les secteurs de la culture et du tourisme en ont largement bénéficié à travers la réalisation d’infrastructures modernes. Miss Sénégal bénéficie également du soutien du corps diplomatique accrédité au Sénégal, notamment Son Excellence l’Ambassadeur de France, Monsieur Christophe Bigot, qui depuis le début nous accompagne en assistant à tous nos évènements et en mettant à notre disposition les moyens  techniques et humains de l’Institut français dans toutes les quatorze régions du Sénégal, et Son Excellence l’Ambassadeur de l’Indonésie qui mobilise chaque année les acteurs culturels de son pays dans le secteur de la mode pour leur participation à la grande finale. Il y a également la présence remarquable des ambassades d’Italie, d’Inde et de Turquie, sans oublié évidemment tous les partenaires techniques nationaux et internationaux, notamment le Groupe D-media, l’Iseg, Orange,  Senecartours Cosmekeup , Paradise Spa , Iradio , Darling, Master Film, Hotel Univers st Malo, Maillard et Maillard, Gribha International, Grains d’espoir, Riad ka, Smart Consulting, Sodav et toute la presse au sens large. Ces partenaires institutionnels et privés nous accompagnent certes, mais les charges restent très lourdes. Je lance un appel aux autorités étatiques à davantage soutenir et à protéger l’activité Miss Sénégal qui est un patrimoine national et un moment fort d’expression de notre jeunesse et de nos valeurs. Aujourd’hui, nous voyons un autre comité qui n’est même pas national, inconnu, et dont l’organisatrice n’est même pas Sénégalaise, s’agiter et qui tente de semer la confusion dans l’activité Miss Sénégal. Cela doit cesser pour l’image du Sénégal et j’’interpelle les ministères de la Culture et du Tourisme.

Soninke.tv

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *