Algérie: La rue pousse le président Abdelaziz Bouteflika à la démission

Commentaires Actualité, International

Après la démission mardi soir d’Abdelaziz Bouteflika, le président de la haute chambre du Parlement, Adelkader Bensalah, va assurer l’intérim. Ce pur produit du régime a 90 jours pour organiser une nouvelle élection présidentielle. Les Algériens, eux, veillent car ils veulent aussi en finir avec le «système» politique.

Après un mois de contestation, les Algériens se réveillent, pour la première fois en 20 ans, sans Abdelaziz Bouteflika à la tête du pays mais, la joie passée, n’entendent pas baisser la garde et veulent désormais obtenir le départ de tout le «système» au pouvoir. Après la démission, mardi soir, du président algérien de 82 ans, Le Figaro fait le point sur ce que l’on sait déjà de la suite des événements.

Abdelaziz Bouteflika, très affaibli depuis un AVC en 2013 mais qui, en février, entendait encore briguer un cinquième mandat, a remis mardi soir sa lettre de démission au Conseil constitutionnel, selon des images diffusées par la télévision nationale. On y voit le chef d’État algérien, qui semble fatigué, vêtu d’une gandoura (tunique nord-africaine) beige et assis dans un fauteuil roulant, remettant cette lettre, placée dans une chemise aux armes de la présidence, au président du Conseil constitutionnel Tayeb Belaïz, visiblement peu à l’aise.

Cette décision «est destinée à contribuer à l’apaisement des cœurs et des esprits de mes compatriotes, pour leur permettre de projeter ensemble l’Algérie vers l’avenir meilleur auquel ils aspirent légitimement», explique le chef de l’État dans sa lettre de démission, publiée par l’agence officielle APS. Confrontée à des manifestations massives chaque vendredi depuis le 22 février, la présidence s’était résolue lundi à annoncer dans un communiqué qu’Abdelaziz Bouteflika démissionnerait avant l’expiration de son mandat, le 28 avril, après avoir pris des «mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’État durant la période de transition».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *