Seydi Gassama à Alpha Condé : «Un troisième mandat ne peut pas être contre la volonté du peuple »

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La situation qui prévaut actuellement en République de Guinée préoccupe les défenseurs des droits humains.  Après le tweet de Alioune Tine demandant au président Alpha Condé de stopper la violanece, c’est au tour du Directeur d’Amnesty International, Section Sénégal Seydi Gassama d’élever la voix exiger la libération des responsables politiques  séquestrés et détenus.

Le droit de manifester est la constitution guinéenne. Donc le gouvernement ne peut pas empêcher les Guinéens de manifester. Pour dire un non à un probable 3ème mandat de Alpha Condé, le gouvernement mobilise des milliers de forces de l’ordre pour réprimer les manifestants. C’est inadmissible », tient-il à préciser. Ainsi, exige-t-il, à ce que tous les responsables politiques séquestrés recouvrent leur liberté et que tous les détenus soient libérés. « Il faut qu’Alpha Condé comprenne que les droits de liberté sont reconnus dans la constitution guinéenne et ils doivent être respectés. Il faut qu’il comprenne également qu’un troisième mandat ne peut pas se faire contre la volonté du peuple », grogne-t-il.

Seydi Gassama d’interpeller les présidents africains qui tiennent coûte que coûte à se maintenir au pouvoir qu’un président qui a bien travaillé n’a pas besoin d’un troisième mandat. « Il doit aller se reposer. Il doit partir. Que personne ne se croit indispensable pour diriger un pays. Après Cheikh Touré et après Lassana Conté, la Guinée a continué d’exister… Et après Alpha Condé, elle va continuer à exister », sermonne-t-il. S’empresse-t-il de se demander, «les chefs d’Etat qui refusent de partir, trainent-ils, peut –être des casseroles ? Il faut qu’il quitte par la grande porte».

Une occasion pour Seydi Gassama d’inviter la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à se prononcer sur la crise guinéenne en demandant à Alpha Condé de renoncer à son projet de révision constitutionnelle. De même, il demande à l’Union africaine (Ua) à de faire autant ainsi que les Nations unies.

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