Eligibilité aux fonctions électives: S.R lance la grande offensive contre les fonctionnaires radiés de la fonction publique

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Le Parlement sénégalais est saisi depuis hier pour la révision de l’article 31 du code électoral. Synergie républicaine à l’initiative de la saisine veut écarter de la course à la présidentielle et à la départementale, régionale tous les fonctionnaires radiés, démis de leurs fonctions, ou révoqués de la fonction publique.

Reculer pour mieux sauter, c’est ce que semble faire, le leader du Parti Synergie Républicaine et députés de Bennoo Bokk Yakaar (BBY) Mouhamadou Moustapha Diagne pour empêcher les fonctionnaires radiés de la fonction publique à travers la révision de l’article 31 du code électoral. Plusieurs fois démentie, le temps de trouver un porteur, cette proposition de loi contre Ousmane Sonko et contre Khalifa Sall revient en mode faste tract  sur la table de Moustapha Niasse. Cette fois-ci, avec des arguments, un peu plus convaincants.

« Notre parti, Synergie Républicaine vient se saisir l’Assemblée nationale notamment le président de l’Institution et les deux présidents des Groupes parlementaires, particulière le président du Groupe parlementaire Bennoo Bokk Yaakaar, notre groupe. Nous avons saisi l’Assemblée pour la révision du code électoral en son article 31, qui, donc, liste les conditions d’éligibilité  pour trois raisons.

Ainsi, avance-t-il comme première raison que l’agent de l’administration, qui radié, destitué ou révoqué de la fonction publique est condamné par le code pénal, notamment en son article 363. Aussi, il a rappelé comme deuxième raison que celui ou celle qui aspire aux fonctions du président de la République, du  président du Conseil départemental doit être digne de confiance. Or, argue-t-il, «celui qui ne sait pas garder un secret professionnel n’est pas digne de confiance d’être élu».

Le chef de fil de Synergie républicaine, Mouhamadou Moustapha donne comme troisième raison, qui l’a motivé à saisir l’Assemblée nationale parce qu’il juge « inacceptable » qu’un radié, destitué ou qu’un révoqué de la fonction publique revienne par la porte politique et par la magie de la présidentielle, devenir président de la République et en même temps devenir de facto le chef de cette administration. «A la limite, c’est une absurdité qu’il faudrait éviter», s’insurge-t-il. Ce sont les trois raisons pour  lesquelles nous avions demandé à l’Assemblée nationale de revoir le code électoral et d’étendre le cas d’inéligibilité aux radiés, révoqués ou destitués.

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