Situation en Guinée : Les Organisations de la société civile africaine veulent le jouer le Sapeur-pompier

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«Les organisations de la société civile ouest africaines devraient se réunir de façon urgente pour examiner la situation en Guinée. La situation politique se dégrade, l’escalade est continue et dangereuse avec l’annonce de la nouvelle constitution. Il faut se mobiliser pour la Guinée », c’est l’initiative lancée par le président d’Afrikajom Center, Alioune Tine.

La situation qui prévaut en République de Guinée préoccupe au plus haut point Alioune Tine. C’est parce que la géopolitique sous régionale ne rassure guère. Ainsi, il compte mobiliser les organisations de la société civile ouest africaines pour éteindre le feu qui couve depuis l’annonce d’une réforme constitutionnelle en vue permettre à Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Déjà, qu’on enregistre plusieurs morts. « On a suggéré à un certain nombre de partenaires qui soutiennent les actions des organisations de la société civile africaine  de faciliter le déplacement. Car il est plus que nécessaire que la société civile africaine, en général,  et ouest africaine en particulier de se rendre en Guinée rencontrer et parler avec les leaders politiques, les acteurs de la vie nationale guinéenne et sensibiliser les populations et en dernier ressort, organiser, une conférence de presse pour indiquer des voies de sortie de crise », a laissé entendre Alioune Tine.

En fait, ce dernier craint que notre sous région ne devienne une poudrière, car a-t-il estimé, « si le problème de gouvernance n’est pas réglé en Guinée, cela peut avoir des répercutions sur toute la sous région ». Allusion faite à la situation au Mali, au Burkina Faso, au Niger avec le terrorisme.

Pour le fondateur d’Afrikajom Center, cette tradition de solidarité a toujours existé dans les organisations de la société civile africaine. «La Rencontre africaine de défense des droits de l’Homme (RADDHO) avait cette tradition d’intervenir  auprès des chefs d’Etat pour jouer de la médiation. Elle en a fait en 1988 en Guinée, en 1009, elle s’est rendue à Niamey au Niger pour parler avec les acteurs politiques, et elle est intervenue encore en Guinée auprès de Moussa Dadis Camara. Donc, c’est que ce n’est pas la première fois qu’on lance ces genres d’initiatives pour éteindre le feu » a rappelé Alioune Tine.

Et de poursuivre : «Aujourd’hui, c’est l’appel que je lance pour que les partenaires facilitent ce voyage en Guinée en vue de tenter notre chance de ramener la calme et la sérénité dans ce pays frère».

Le fondateur d’Afrikajom Center regrette, cependant, le manque de solidarité entre dirigeants africains, notamment au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) d’intervenir rapidement pour régler des situations comme celle que prévaut en République de Guinée, actuellement. «La médiation a son rôle à jouer dans cette nouvelle donne politique en Guinée. Il s’agit de rencontrer et de sensibiliser tout le monde», a dit l’ancien Expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali. Non sans promettre, « cette initiative, je vais la poursuivre car quand la Guinée brûle, les pays limitrophes comme le Sénégal, le Mali, la Guinée Bissau,… ne pourront pas échapper ».

Interpellé sur la naissance tardive d’une telle initiative après la médiation d’anciens chefs d’Etat ouest africains auprès d’Alpha Condé, Alioune Tine a fait croire : «De mon point de vue la médiation n’est jamais tard. Il y a toujours de l’espoir et cela fait partie de notre mission. D’autant plus qu’on n’écoute plus ou de moins en moins la CEDEAO, l’Onu, l’Union européenne. Donc laissons la chance à la société civile… ».

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