Reprise des cours le 2 juin : L’Unicef valide le plan du gouvernement

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L’Unicef valide le plan de réouverture des classes décliné par le gouvernement. La Représentante du Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef) au Sénégal, Silvia Danailov se dit favorable à la reprise progressive de l’enseignement annoncée pour le 2 juin 2020. Mais, indique-t-elle, cette réouverture, après plus de deux mois à cause à la crise sanitaire du Covid-19, doit être accompagnée de sorte que les élèves ne courent aucun risque en reprenant le chemin de l’école. « Nous sommes en train de voir avec le ministère de l’Education nationale, quelles seront les conditions à garantir pour que cela puisse se faire », dit-il à l’émission, le Jury Du Dimanche (JDD), ce dimanche, 3 mai 2020.

Pour endiguer la propagation du Coronavirus, l’Etat du Sénégal avait décidé, le 16 mars 2020, de fermer les établissements scolaires. En Conseil des ministres, mercredi dernier, le président de la République a décidé de rouvrir progressivement les classes à partir du 2 juin prochain. Selon la représentante de l’instance onusienne pour des enfants, cette reprise des cours devrait être accompagnée par des mesures préventives. « Ici au Sénégal, près de 6 000 établissements scolaires élémentaires n’ont pas de dispositif d’hygiène adéquat. Nous voulons soutenir l’Etat pour que certaines conditions soient présentes avant la reprise des cours », signale Silvia Danailov.

« PAS D’ANNÉE BLANCHE »

Actuellement dans le monde, près de 5 milliards d’enfants sont confinés chez eux. Ils ne vont plus à l’école à cause de la pandémie. Au Sénégal, ce sont environ 15 000 établissements scolaires qui sont fermés. L’Etat est en train de combler le gap avec l’enseignement à distance. Une initiative bien appréciée par l’Unicef. « Nous travaillons avec les organisations pour voir comment mettre en place des standards pour accompagner les initiatives d’enseignement à distance », informe Silvia Danailov qui appelle les autorités de tout mettre en œuvre pour éviter une année blanche. « Nous pensons qu’il faudrait éviter, à tout prix, d’infliger une double peine aux enfants. C’est d’abord, la peine qu’ils n’ont plus accès à l’enseignement. Ensuite, qu’ils ne puissent pas faire leurs examens pour passer en classe supérieure. Nous savons que, s’il y a redoublement, il y aura des abandons massifs à l’éducation chez les enfants. C’est pourquoi, nous estimons que le gouvernement sénégalais est sur une bonne approche si tous les standards sont réunis. L’Unicef va essayer de l’appuyer surtout sur le plan de l’hygiène au niveau des écoles », a-t-elle révélé. (emedia)

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