Les détails pour comprendre la suspension des dix (10) lignes de dépenses opérée par le Ministère Finances et du Budget

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Le ministère des Finances et du Budget a pris la décision de geler un certain nombre de dépenses pour le financement de la lutte contre le Covid-19. Vous allez découvrir l’analyse d’un Inspecteur du Trésor à la retraite, Masse Diop.

✅Ces annulations portent sur les natures économiques suivantes :

1️⃣ Conférences, congrès et séminaires;

2️⃣ Fêtes et cérémonies;

3️⃣ Frais de mission à l’intérieur du pays;

4️⃣ Frais de mission à l’extérieur du pays

5️⃣ Autres frais de transport et de mission;

6️⃣ Billets d’avions agents et famille;

7️⃣ Matériels de transport et de service;

8️⃣ Autres matériels de transport:

9️⃣ Location moyens de transport;

🔟 Habillement et accessoires.

Toutefois, pour la ligne « habillement et accessoires », une exception a été faite pour les forces de défense et de sécurité, de même que la ligne « Autres frais de transport et de missions » pour le secteur de l’éducation et de la formation, en vue de la couverture des déplacements pour les examens. Analysant le document, Masse Diop, inspecteur du Trésor à la retraite, trouve «logique» que ces crédits soient annulés et réaffectés à d’autres postes, d’autant plus que ces évènements et autres manifestations ont été annulés en raison de la crise sanitaire. «S’il n’y a pas d’activités, c’est normal que des crédits ne soient pas consommés. Nous sommes en début d’année budgétaire, on peut toujours procéder à des réaffectations», soutient-t-il.

M. Diop explique qu’en annulant ces activités, les crédits qui leur étaient destinés n’auront plus d’objet ; par conséquent, il reste à les réaffecter vers d’autres postes. Toutefois, l’inspecteur du Trésor à la retraite précise que pour les crédits déjà engagés, il ne peut pas y avoir d’annulation. Faisant une analyse avec le budget-programme démarré cette année, il explique que les Programmes annuels de performances (Pap) seront, en principe, modifiés, compte tenu des réaménagements budgétaires. Il ajoute que ces mouvements de crédits (virements et transferts de crédits), ne nécessitent pas un avis de l’Assemblée nationale.

Cependant, les arrêtés et décrets qui y sont relatifs sont communiqués au Parlement et à la Cour des comptes dès leur signature. La ratification de ces mouvements est demandée à l’Assemblée nationale dans la prochaine loi de finances relative à l’exercice concernée (article 26 de la Loi organique relative aux lois de finances (Lolf). Le Chef de l’État ayant mis en place le Pres destiné à renforcer notre système de santé et soutenir les ménages, la diaspora ainsi que les entreprises et leurs salariés, son financement nécessite notamment un effort de recadrage du budget pour un montant de 159 milliards de FCfa affecté à la mise en œuvre du troisième axe de ce programme. Ledit axe vise la sauvegarde de la stabilité macroéconomique et financière, comme annoncé par le Président de la République lors de son discours à la Nation.

Par Abdou Diaw/ Journaliste-Economiste

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