Boughazelli obtient la liberté provisoire

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L’ancien député avait été arrêté le 14 novembre dernier à la station d’essence de Ngor par des éléments de la Section de recherches de la Gendarmerie avec 32 milliards de FCfa en faux billets

L’ancien député Seydina Fall Bougazelli a obtenu, mercredi, une liberté provisoire qui va lui permettre de sortir de prison. Il était sous mandat de dépôt depuis mi-novembre 2020.

Il y a un peu plus de sept mois, Seydina Fall Bougazelli, homme politique, député et personnalité publique était au centre d’un scandale de faux billets. Il était en détention pour association de malfaiteurs, contrefaçon de signes monétaires en cours légal au Sénégal, blanchiment de capitaux et corruption. Il a été inculpé, en novembre dernier, et placé sous mandat de dépôt.

C’est le juge Samba Sall qui avait décidé de l’écrouer avec l’un de ses acolytes, Mallé Diagne, pour les mêmes infractions, à l’exception du délit de corruption. En revanche, selon nos sources, les cinq autres personnes déférées dans cette affaire n’ont pas pu être présentées au juge d’instruction faute de conseil. Etant donné que les prévenus sont poursuivis pour des faits criminels, la loi exige l’assistance d’un avocat au moment de l’inculpation. C’est pourquoi, leur inculpation a été reportée à lundi. Bougazelli a été arrêté, le jeudi 14 novembre, à la station d’essence de Ngor par des éléments de la Section de recherches de la Gendarmerie avec 32 milliards de FCfa en faux billets. Les gendarmes lui ont tendu un piège suite à l’interpellation de Mamadou Samb avec des faux billets.

Ce dernier a présenté l’ex-parlementaire comme son fournisseur de billets noirs. Ainsi, les pandores lui ont demandé de faire une commande auprès de Bougazeilli et celui-ci aurait mordu à l’hameçon. D’après les enquêteurs, il a tenté de les soudoyer avec la somme de 10 millions de FCfa, ce qui est constitutif du délit de corruption. En outre, contrairement à ses co-inculpés présentés au procureur depuis lundi dernier, le responsable politique à Guédiawaye n’a été déféré puis placé sous mandat de dépôt.

Au début de l’épidémie de coronavirus au Sénégal (mars dernier) son avocat, Me El Hadji Diouf avait fait une demande de liberté provisoire. Elle avait été refusée. Me Diouf a fini par avoir gain de cause. (Avec Le Soleil)

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