Tabaski 2020: Samba Ndiobène Kâ rassure sur l’approvisionnement correct en moutons

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Le dispositif de l’année dernière sera reconduit et renforcé pour assurer un approvisionnement correct du Sénégal en mouton a assuré, hier, le ministre de l’Elevage et des Productions animales. Il rencontrait les acteurs impliqués dans l’organisation de cette fête sociale et religieuse.

À quelques semaines de la Tabaski, le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Samba Ndiobène Kâ, a rencontré, hier, les acteurs (éleveurs, opérateurs, transporteurs, associations consuméristes) pour partager le plan d’actions et recueillir leurs avis pour assurer un bon approvisionnement du pays en moutons. Il a assuré que toutes les dispositions seront prises par le gouvernement pour que chaque Sénégalais qui le souhaite puisse acquérir un mouton. Le ministre a annoncé une tournée nationale pour s’enquérir des dispositions prises tout en soulignant le contexte particulier lié à l’épidémie du nouveau coronavirus. Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a exhorté les Sénégalais à acheter le plus tôt possible. À son avis, cela a l’avantage de les prémunir de « surprises » et de permettre à l’autorité de prendre les mesures idoines pour parer à toute pénurie.

Le 17 juin dernier, le chef de l’Etat a pris une lettre circulaire visant à faciliter l’approvisionnement de notre pays en moutons pour la Tabaski. Parmi les mesures édictées, il y a l’assouplissement du contrôle des camions transportant les ovins, la réduction des contrôles au strict nécessaire, l’exonération des droits et taxes sur les bêtes, l’autorisation de la présence à bord de chaque camion de trois bergers chargés de la surveillance des animaux transportés. Ces mesures prennent effet du 15 juin au 12 septembre 2020.

Outre ces mesures, le ministère de l’Elevage et des Productions animales entend renouveler et renforcer le dispositif mis en place pour faciliter l’écoulement des moutons dans les sites identifiés et aménagés aussi bien à Dakar qu’à l’intérieur du pays. À Dakar, dont les besoins de l’année dernière étaient estimés à plus de 260 000 moutons, les services du ministère de l’Elevage et des Productions animales n’attendent que l’arrêté du gouverneur de la région fixant les sites de commercialisation pour procéder à l’installation de l’éclairage, au raccordement de l’eau, à l’installation de toilettes mobiles.

S’agissant de la sécurité, Samba Ndiobène Kâ a reconnu que malgré les mesures prises, des efforts peuvent encore être faits. Il a promis de s’en ouvrir à ses collègues de l’Intérieur et des Forces armées pour une présence plus dissuasive de la police et de la gendarmerie. Aux inquiétudes des uns et aux assurances des autres, quant à l’approvisionnement correct du pays dans le contexte de l’épidémie du nouveau coronavirus, le ministre a indiqué qu’avec l’implication de tous, la demande nationale peut être satisfaite. Il s’est félicité de l’engagement de tous les acteurs (éleveurs, opérateurs, transporteurs, associations consuméristes) à travailler pour la réussite de la fête de Tabaski, une activité à la fois économique, sociale et religieuse. Le ministre a révélé avoir discuté avec ses collègues du Mali, de la Mauritanie et du Burkina Faso du sujet. Il a indiqué que les éleveurs mauritaniens sont informés des dispositions prises par le gouvernement pour leur faciliter l’accès au marché sénégalais.

«Sama Xaru Tabaski » : une plateforme pour favoriser les échanges entre acheteur et vendeurs   

Toujours dans le souci d’assurer un bon approvisionnement du pays en moutons, le ministère de l’Elevage et des Productions animales a créé une plateforme électronique dénommée « Sama Xaru Tabaski » pour recenser les intentions de vente de moutons. C’est un espace de mise en relation entre acheteurs et vendeurs de moutons. Cette plateforme vise à favoriser les échanges entre vendeurs et acheteurs sur l’ensemble du territoire national. Dans sa dernière mise à jour datant du 23 juin 2020,  53 833 moutons y sont recensés. Autre avantage, cette plateforme permet de jauger l’offre nationale selon le ministre. Le représentant de l’Ascosen s’est réjoui de cette innovation. « Nous saluons la création de la plateforme qui va faciliter la mise en relation des acheteurs et des vendeurs », a déclaré Moussa Guèye. En ce qui concerne le financement, le ministre a déclaré que le même dispositif a été reconduit en plus d’une dotation de 3 milliards du Fondstab.

Mamadou Gueye/Le Soleil

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