A propos des nouveaux tarifs illimix d’Orange

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De fleuron de l’économie sénégalaise, Sonatel est devenue fleuron de l’économie française, malgré tous les maquillages pour masquer la supercherie.

C’est au milieu des années 90 que cette libéralisation privatisation a eu lieu avec depuis son cortège de désillusion.

Société florissante avec une station terrienne moderne, un réseau de câbles sous-marin rénové, l’axe nord en fibre optique installé, les premières installations du réseau internet terminées, la Sonatel était en phase d’élaborer des conventions de partenariat avec la Senelec et la RTS pour améliorer la performance de ces sociétés. Tous les projets d’investissement trouvaient financement sans difficulté aucune, les remboursements étant garantis; comment peut-on vendre un tel bijou qui vous rapporte gros ? La néo colonisation est passée par là.

C’est sous le couvert d’une journée d’étude à l’hôtel méridien, que le personnel manipulé a entériné  cette libéralisation privatisation; votre serviteur avait prévu et prévenu de la catastrophe à venir en posant deux actes :1- démission du syndicat des cadres qui avait cautionné cette affaire sans débat interne; 2- démission de la Sonatel sous la forme de départ volontaire; je venais de quitter un très beau métier, avec un potentiel de recherche inestimable à seulement quarante-quatre ans après vingt ans de bons et loyaux services passionnés: j’y ai travaillé à des heures indues, des jours fériés, de korité et de tabaski.

Mais la mésaventure ne tarda pas : Orange commença par saboter et récupérer le déploiement de la Sonatel dans la sous-région Afrique ; ensuite les directeurs étaient devenus des sous directeurs des expatriés venus en nombre dans la boite; les commandes de matériel intempestives se multipliaient (sources syndicales de la maison); la Sonatel avait déjà le doigt dans l’engrenage; les protestations des revendeurs de produits Orange, les dénonciations syndicales et autres utilisateurs des TIC, les augmentations de tarifs en général et illimix en particulier ne sont que l’arbre qui cache la forêt;  le MAL était déjà fait mais pas irréversible. LA SOLUTION EST DANS LE RAPATRIMENT DE LA SONATEL ENTIEREMENT DANS LE PATRIMOINE NATIONAL. Une partie de notre argent du pétrole devrait servir à cela.

EL HADJ NDIAYE DIODIO

Ingénieur télécom

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