Explosions au Liban : « C’était apocalyptique », raconte une habitante de Beyrouth

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Deux explosions impressionnantes ont meurtri la capitale libanaise mardi, provoquant la mort d’au moins 100 personnes et les blessures de 4.000 autres. Sabine, qui était à quelques centaines de mètres du port de Beyrouth, témoigne pour Europe 1.

TÉMOIGNAGE. De fortes déflagrations, un mur de fumée et une ville plongée dans le chaos : Beyrouth, la capitale libanaise, a été secouée par deux puissantes explosions dans le quartier du port, mardi après-midi. Le bilan de ces explosions est encore provisoire, avec au moins 100 morts et plus de 4.000 blessés, selon la Croix Rouge libanaise. Sabine, une habitante qu’Europe 1 à pu joindre, était à quelques centaines de l’épicentre de la catastrophe au moment de l’explosion. « C’était apocalyptique, je ne pensais pas vivre ça un jour dans ma vie », raconte-t-elle à notre micro.

« D’un coup, il s’est mis à pleuvoir des débris, du verre »

« On a d’abord entendu une sorte de première explosion avec un petit tremblement donc ça m’a surprise », explique Sabine. « Et tout de suite après une énorme explosion qui a tout soufflé. D’un coup, il s’est mis à pleuvoir des débris, du verre ». La puissance de l’explosion et son important souffle, qui ont été ressentis jusque sur l’île de Chypre, à plus de 200 kilomètres de là, s’expliqueraient par le large stock de nitrate d’ammonium présent sur le port, une substance qui entre dans la composition de certains engrais, mais aussi d’explosifs.

Dans les rues de Beyrouth, c’est la panique. Après avoir résisté au souffle de la seconde explosion, Sabine s’interroge. « Est-ce que je me mets à l’abri au risque que les vitres me pètent dessus ou est-ce que je continue à errer dans la rue ? ». Son réflexe immédiat a toutefois été d’appeler ses parents, restés en France. « Au moins pour leur parler, ne sachant pas si une prochaine explosion allait être sur moi ou pas », raconte Sabine au micro d’Europe 1.

Jour de deuil national mercredi

Après avoir erré dans les rues pendant une heure, Sabine a pu voir des scènes de désolation dans une capitale libanaise meurtrie. « Tout le monde klaxonnait, tout le monde hurlait : les gens étaient en sang », dit-elle. Le Premier ministre Hassan Diab a décrété mercredi jour de deuil national et a promis que les responsables devraient « rendre des comptes ». Dans la soirée de mardi, de nombreux pays ont proposé de l’aide au Liban. L a France y envoie mercredi plusieurs tonnes de matériel sanitaire. Europe1

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