Quand le Covid 19 menace le service public de l’éducation Nationale

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La marche de la Nation devient, au plan de l’encadrement de la pratique de la gouvernance, très préoccupante. Et mérite, par conséquent, un traitement. Dès lors que l’État, selon toute vraisemblance, se résume à la seule personne de Monsieur Macky Sall, Président de la République du Sénégal.

Prenons le management de l’Education qui devient, si l’on considère l’année scolaire 2019– 2020, si problématique que d’aucuns essaient de caractériser quant à son non aboutissement.

Il reste évident, visible et lisible que le nombre de mois sans fréquentation des classes pourrait, sans redressement ou rectification,  être supérieur aux mois avec fréquentation.

Pour l’année scolaire 2019–2020 la calamité induite par le Covid19 justifie, en partie, la suspension des cours.

Il est vrai que l’État a mis en action un succédané qui consiste à se servir du numérique pour atténuer le déficit généré par la mise en œuvre d’une thérapie qui exige le non accès à l’école.

Recourir à la télévision en tant que support didactique s’avère utile. Mais ce moyen, devant l’immensité de l’expression du besoin d’aller à l’école publique, ne se révèle-t-il pas tout comme des rustines aux pneus crevés de l’Education Nationale?

L’enjeu en responsabilité et en éthique du management de l’Education Nationale commande, dans une grande mesure, une concertation d’échelle. Afin qu’une correction radicale et hardie soit engagée.

Donc la correction à engager trouve logiquement sa raison. Dans le fait que l’ Éducation Nationale, depuis 1988, vogue tout comme un navire sans boussole, sans cap, sans ancre, sans capitaine et sans port. Or la jeunesse nationale a besoin, maintenant, d’une solution qui préfigure son futur. Car l’ Éducation Nationale garantit l’égalité dans l’emploi et « déradicalise » , à terme, l’inégalité sociale.

Il s’y ajoute des situations qui font que la tragédie que constitue la fracture sociale engendrée par le management du service public de l’Education nécessite une réduction. En ce début du siècle où il est enregistré une expansion rare de la pratique des moralités variables au Sénégal.

Des Sénégalaises et des Sénégalais estiment que le management du service public de l’Education commande en ces heures un réel renforcement d’efficacité et d’efficience.

L’école reste une source dont les avantages sont inestimables. Mais son management au cours des trente dernières années a réduit son efficacité et ravagé son efficience. Cependant le redressement reste possible à condition que le management soit structuré.

Voici quelques suggestions :

1.Réprendre les classes en fin juillet 2020

2. Compléter le quantum en août et septembre 2020.

3. Organiser tous les contrôles en octobre 2020.

4. Démarrer l’année scolaire 2020–2021 en début novembre 2020.

Les préconisations précitées vont, somme toute,  dans le sens d’éviter des préjudices et des dommages immenses. Or l’offre d’enseignement prévu au titre de l’année scolaire 2019—2020 aurait permis de boucler ladite année sans aucune discontinuité. Si la calamité n’était pas arrivée ainsi que le lot de mesures pour en préserver les populations. Couvre Feu, État d’Urgence Sanitaire……

De plus, l’application des mesures barrières dans le cadre du déploiement de la riposte au Covid 19 a réduit la pratique des libertés. En organisant la mobilité, l’Economie, l’ exercice des libertés religieuses…….

L’encadrement de la sécurité sanitaire impose, par conséquent, la pratique des mesures adéquates. Pour que, d’abord, la vitesse de propagation de la pandémie soit contenue et, qu’ensuite, l’expansion de la maladie soit réduite.

Les principales missions du service public national pendant la survenue de la pandémie demeurent

* Assurer une capacité de résistance à grande échelle

* Riposter de manière forte

* Déployer une offensive globale pour protéger le plus grand nombre des populations vivant au Sénégal, sous toutes les formes d’assistance.

Donc urgence et priorité sont l’éradication de la calamité et la banalisation des retentissements induits par le Covid19. On remarque cependant l’absence de corrélation entre les moyens d’action et l’état des besoins. Un large patriotisme remettrait les choses à l’endroit.

D’ailleurs le niveau de l’intelligence citoyenne, la capacité d’encadrement de la conscience collective Nationale et l’intensité du patriotisme du peuple s’évaluent depuis l’avènement du Cov19. Et mettent en épreuve l’émancipation de la Nation Sénégal. Au plan de sa détermination à lutter pour le développement National, à assurer la sauvegarde et la consolidation de la cohésion Nationale. Ainsi que la sécurité et la défense du peuple quelle que soit la fulgurance d’un sinistre ou d’une calamité.

C’est pour toutes ces raisons que le peuple, à l’unanimité, doit aider l’école publique. Afin que les élèves, les étudiants et le personnel évoluant dans ladite école puissent relever ce super défi. Car il s’agit de vaincre toutes les velléités génératrices d’une année scolaire interrompue. Toutes les nuisances réelles et potentielles de nature à favoriser la discontinuité de l’école publique. Et les risques majeurs entrainant une fracture ou un traumatisme au sein de l’Education Nationale.

La calamité aura permis aux populations du Sénégal d’intégrer, désormais, la résilience dont dispose la Nation. Il s’agit de vaincre le sous développement en mettant en puissance notre capacité à rentabiliser la résilience nationale. Sans complexe.

L’école nous permet de négocier, sans risque, le virage pour atteindre notre développement. Or , sa mise en panne ou en berne complique le combat mené contre l’inactivité de la jeunesse nationale , le diktat des moralités variables.

Wagane Faye

Professeur d’Anglais

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