Élection présidentielle au Malawi : début d’un scrutin historique

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Un an après la victoire électorale contestée du président Peter Mutharika, annulée il y a près de cinq mois, les bureaux de vote s’ouvre ce matin au Malawi.

M. Mutharika, qui souhaite un second mandat, est opposé à Lazarus Chakwera, qui dirige une coalition d’opposition.

Des preuves de falsification des votes, notamment du liquide de correction sur les feuilles de décompte, ont conduit les juges à annuler sa victoire de mai 2019 et à ordonner une nouvelle élection.

Le système judiciaire du pays a été largement salué pour sa réaction énergique.

Le Malawi est devenu la deuxième nation africaine à annuler une élection présidentielle pour cause d’irrégularités, après le Kenya en 2017.

Le pays a été amèrement divisé à l’approche des nouvelles élections de mardi, rapporte Emmanuel Igunza de la BBC.

Des manifestations antigouvernementales et des violences généralisées ont menacé de plonger le Malawi dans une crise encore plus profonde.

Celui qui remportera les élections devra apaiser ces profondes divisions et s’attaquer à des problèmes électoraux clés tels que la corruption, la pauvreté et le chômage.

Pourquoi y a-t-il un nouveau vote ?

La Cour constitutionnelle du Malawi a ordonné la tenue d’un nouveau scrutin en mai 2019, après que les juges ont constaté de nombreuses irrégularités par rapport au bulletin de vote initial.

Le président Mutharika a été réélu de justesse, avec moins de 159 000 voix et 38,6 % des suffrages. M. Chakwera est arrivé deuxième avec 35,4 % des voix.

M. Chakwera et le candidat qui est arrivé troisième ont estimé que l’élection n’avait pas été équitable.

Ils ont notamment soutenu que les formulaires de décompte des votes avaient été mal additionnés et falsifiés à l’aide d’un liquide correcteur – connu au Malawi sous la marque Tipp-Ex. (Bbc.Afrique)

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